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    <title>aris</title>
    <link>https://aris.writeas.com/</link>
    <description>Lost in cyberspace</description>
    <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 23:51:58 +0000</pubDate>
    <item>
      <title>Mei stand with Hong Kong</title>
      <link>https://aris.writeas.com/mei-stand-with-hong-kong?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[Mei&#xA;&#xA;Par une sorte d’alchimie étrange dont l’époque et l’économie de marché ont le secret, Mei, une « jeune et jolie » héroïne d’un jeu vidéo se transforme en égérie symbolique de la révolte à Hong Kong. Nous sommes dans le virtuel, mais l’histoire et ses enjeux sont bien réels.!--more--&#xA;&#xA;Le gamer hongkongais Chung « Blitzchung » Ng Wai avait appelé dimanche à la libération de Hong Kong au cours d’une retransmission vidéo post-compétition à Taiwan. La société Blizzard a immédiatement suspendu le champion de Hearthstone pour 12 mois et a retenu  l’intégralité de ses gains, considérant qu’il avait porté atteinte à la réputation et à l’image de l’entreprise, contrevenant ainsi au règlement de la compétition. Au passage, les deux salariés qui animaient le show vidéo sont licenciés.&#xA;&#xA;Cette décision brutale de l’un des géants du jeu vidéo, éditeur de très nombreux titres, qui sont autant de gros succès commerciaux  (Overwatch, World of Warcraft, Diablo, Heroes of the Storm, Starcraft, Call of Duty),  a en fait été plutôt mal prise, et largement critiquée, dans la communauté des gamers. Cela d’autant plus que dans sa communication le studio affirme défendre des valeurs d’ouverture et de liberté.&#xA;&#xA;On assiste ainsi, sur les réseaux Twitter et Reddit en particulier, à un véritable élan de soutien, à la fois envers « Blitzchung »  lui-même, c’est un personnage respecté, mais de manière plus générale envers la cause des manifestant⋅e⋅s de Hong Kong, et pour et la liberté d’expression si chère aux communautés du jeu vidéo. &#xA;&#xA;Blizzard&#xA;&#xA;A côté des appel au Boycott de Blizzard, et des mèmes qui dénoncent la soumission de l’entreprise aux intérêts chinois, se développe un phénomène intéressant de détournement du personnage de Mei qui est transformée, par illustrations « photoshopées » ou en vidéo remastérisées et re-sous-titrées, en véritable partisane u mouvement de contestation Hong Kong. On la voit en manifestation, en tenue de frontliners, ou sur fond de drapeau de Hong Kong.&#xA;&#xA;Dans Overwatch, la jeune Mei est une scientifique originaire de Xi’an, en Chine. En la transformant en symbole de la résistance de Hong Kong, les fans font un terrible pied de nez à Blizzard qui espérait en sanctionnant promptement et durement Chung Ng Wai éviter les vagues… et éviter surtout de se retrouver en port-à-faux avec la Chine. C’est raté ! Tout l’univers des blogs et des sites spécialisés c’est emparé du sujet, et colporte à l’infini le thème du boycott et les images de Mei la rebelle chinoise aux côté des combattant⋅e⋅s de la liberté hongkongais⋅es.&#xA;&#xA;De nombreux gamers se désabonnent des services en ligne de Blizzard, capture d’écran à l’appui, des anciens collaborateurs appellent au boycott, des salariés se désolidarisent de la direction, des acheteurs et acheteuses du dernier opus de Call of Duty, qui vient à peine de sortir, retournent même le colis à l’envoyeur et demandent à être remboursé. Blizzard a même été contraint de rendre privé le salon Reddit consacré à ses jeux parce qu’il était envahi par le grondement de la révolte.&#xA;&#xA;Du réel au virtuel, et vis-et-versa, la boucle est bouclée.&#xA;&#xA;Mei&#xA;&#xA;------&#xA;&#xA;Références &#xA;&#xA;Un joueur pro de Hearthstone disqualifié et sanctionné par Blizzard…  (Numérama)&#xA;E-sport : après la suspension d’un joueur hongkongais, la colère contre Blizzard ne s’essouffle pas (Le Monde)&#xA;After Hearthstone player’s ban, fans call for a Blizzard boycott (Polygon)&#xA;Blizzard staff held an umbrella protest for banned Hearthstone pro (Rock Paper shotgun)&#xA;&#xA;   &#xA;&#xA;------&#xA;&#xA;Tags: #hongkong #detournement #culturevisuelle #mei #blizzard]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/WdDjREF.jpg" alt="Mei"/></p>

<p>Par une sorte d’alchimie étrange dont l’époque et l’économie de marché ont le secret, <strong>Mei</strong>, une « jeune et jolie » héroïne d’un jeu vidéo se transforme en égérie symbolique de la révolte à <strong>Hong Kong</strong>. Nous sommes dans le virtuel, mais l’histoire et ses enjeux sont bien réels.</p>

<p>Le <em>gamer</em> hongkongais <strong>Chung « Blitzchung » Ng Wai</strong> avait appelé dimanche à la libération de Hong Kong au cours d’une retransmission vidéo post-compétition à Taiwan. La société <strong>Blizzard</strong> a immédiatement suspendu le champion de <em>Hearthstone</em> pour 12 mois et a retenu  l’intégralité de ses gains, considérant qu’il avait porté atteinte à la réputation et à l’image de l’entreprise, contrevenant ainsi au règlement de la compétition. Au passage, les deux salariés qui animaient le show vidéo sont licenciés.</p>

<p>Cette décision brutale de l’un des géants du jeu vidéo, éditeur de très nombreux titres, qui sont autant de gros succès commerciaux  (<em>Overwatch, World of Warcraft, Diablo, Heroes of the Storm, Starcraft, Call of Duty</em>),  a en fait été plutôt mal prise, et largement critiquée, dans la communauté des <em>gamers</em>. Cela d’autant plus que dans sa communication le studio affirme défendre des valeurs d’ouverture et de liberté.</p>

<p>On assiste ainsi, sur les réseaux <strong>Twitter</strong> et <strong>Reddit</strong> en particulier, à un véritable élan de soutien, à la fois envers « Blitzchung »  lui-même, c’est un personnage respecté, mais de manière plus générale envers la cause des manifestant⋅e⋅s de Hong Kong, et pour et la liberté d’expression si chère aux communautés du jeu vidéo.</p>

<p><img src="https://i.snap.as/c2Q3O6V.jpg" alt="Blizzard"/></p>

<p>A côté des appel au Boycott de Blizzard, et des mèmes qui dénoncent la soumission de l’entreprise aux intérêts chinois, se développe un phénomène intéressant de détournement du personnage de <strong>Mei</strong> qui est transformée, par illustrations « photoshopées » ou en vidéo remastérisées et re-sous-titrées, en véritable partisane u mouvement de contestation Hong Kong. On la voit en manifestation, en tenue de <em>frontliners</em>, ou sur fond de drapeau de Hong Kong.</p>

<p>Dans Overwatch, la jeune <strong>Mei</strong> est une scientifique originaire de Xi’an, en Chine. En la transformant en symbole de la résistance de Hong Kong, les fans font un terrible pied de nez à Blizzard qui espérait en sanctionnant promptement et durement Chung Ng Wai éviter les vagues… et éviter surtout de se retrouver en port-à-faux avec la Chine. C’est raté ! Tout l’univers des blogs et des sites spécialisés c’est emparé du sujet, et colporte à l’infini le thème du boycott et les images de Mei la rebelle chinoise aux côté des combattant⋅e⋅s de la liberté hongkongais⋅es.</p>

<p>De nombreux <em>gamers</em> se désabonnent des services en ligne de Blizzard, capture d’écran à l’appui, des anciens collaborateurs appellent au boycott, des salariés se désolidarisent de la direction, des acheteurs et acheteuses du dernier opus de <strong>Call of Duty</strong>, qui vient à peine de sortir, retournent même le colis à l’envoyeur et demandent à être remboursé. Blizzard a même été contraint de rendre privé le salon Reddit consacré à ses jeux parce qu’il était envahi par le grondement de la révolte.</p>

<p>Du réel au virtuel, et vis-et-versa, la boucle est bouclée.</p>

<p><img src="https://i.snap.as/8sf8U8J.jpg" alt="Mei"/></p>

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<p>Références</p>
<ul><li><a href="https://www.numerama.com/pop-culture/559340-un-joueur-pro-de-hearthstone-disqualifie-et-sanctionne-par-blizzard-pour-avoir-soutenu-hong-kong.html" rel="nofollow">Un joueur pro de Hearthstone disqualifié et sanctionné par Blizzard…</a>  (Numérama)</li>
<li><a href="https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/10/10/suspension-d-un-joueur-hongkongais-la-grogne-contre-blizzard-ne-s-essouffle-pas_6014980_4408996.html" rel="nofollow">E-sport : après la suspension d’un joueur hongkongais, la colère contre Blizzard ne s’essouffle pas</a> (Le Monde)</li>
<li><a href="https://www.polygon.com/2019/10/8/20904972/blizzard-boycott-campaign-hearthstone-hong-kong-blitzchung-china" rel="nofollow">After Hearthstone player’s ban, fans call for a Blizzard boycott</a> (Polygon)</li>
<li><a href="https://www.rockpapershotgun.com/2019/10/09/blizzard-staff-held-an-umbrella-protest-for-banned-hearthstone-pro/" rel="nofollow">Blizzard staff held an umbrella protest for banned Hearthstone pro</a> (Rock Paper shotgun)

<br/></li></ul>

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<p>Tags: <a href="https://aris.writeas.com/tag:hongkong" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">hongkong</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:detournement" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">detournement</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:culturevisuelle" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">culturevisuelle</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:mei" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">mei</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:blizzard" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">blizzard</span></a></p>
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      <guid>https://aris.writeas.com/mei-stand-with-hong-kong</guid>
      <pubDate>Wed, 09 Oct 2019 15:33:46 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Une image par jour pour Hong Kong</title>
      <link>https://aris.writeas.com/une-image-par-jour-pour-hong-kong?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[Hong Kong, octobre 2019.&#xA;&#xA;J’ai commencé à publier sur mon profil Mastodon une série quotidienne « Une image par jour pour HK ». Le principe est simple : un photo, une illustration, un graphisme (affiche, flyer, mème), et peut-être même une vidéo, sur et autour du mouvement de contestation en cours à Hong Kong. Le choix est subjectif, l’image est tout accompagnée d’un très bref commentaire. Le choix est lui impulsif. !--more--&#xA;&#xA;La première livraison de la série, publié le 5 octobre, a été l’image qui illustre ce billet de blog. Je n’ai pas vraiment réfléchit pour faire ce choix. Cette photo venait d’être diffusée sur un canal sur le service Telegram. J’ai tout de suite trouvé qu’elle racontait beaucoup de cette révolte des antipodes. Elle c’est imposée d’elle même.&#xA;&#xA;Depuis la série s’est enrichie de deux autre images.&#xA;&#xA;La seconde, publiée le 6 octobre, est une très belle affiche, un double hommage au personnage principal du roman graphique et du film qui s’en est inspirer, V comme Vendetta, et aux jeunes du cortège de tête des manifestations de Hong Kong.&#xA;&#xA;  « Derrière ce masque il y a une idée, et les idées sont à l’épreuve des balles »&#xA;    Peter Falk est un⋅e « frontliner »&#xA;    Appel pour une manifestation le dimanche 6/10 contre la loi « anti masque » qui rend illégal en toute circonstance le fait de se masquer le visage... dans une ville globalement sous vidéo surveillance &amp; systèmes de reconnaissance faciale...&#xA;&#xA;La troisième, publiée le 7 octobre, est un portrait photographique très posé, un peu froid, dont émane tout de même une étrange beauté tout à la fois terrifiante et fascinante.&#xA;&#xA;  Choco, 20 ans, photographiée à  Causeway Bay par Nicole Tung. Cette image fait partie d’une série réalisée pour le très conservateur quotidien financier “The Wall Street Journal”.&#xA;    Ces portraits sont beaux et disent surtout beaucoup de choses sur ces jeunes “frontliners” que les hongkongais appellent joliment les « audacieux » (et « audacieuses »).&#xA;&#xA;Il ne me reste plus, à cet instant précis, que quelques heures pour trouver l’image du quatrième rendez-vous de ce jeu de piste visuel… Mais au fait, cela va durer longtemps ? Aucune idée…&#xA;&#xA;  &#xA;------&#xA;smallMise à jour 09/10 : la série est interrompue sur Mastodon, elle se cherche un nouveau support/small&#xA;------&#xA;&#xA;Références :&#xA;&#xA;Suivre la série directement sur Mastodon &#xA;A Hong Kong la révolte à l’œuvre, A. Papathéodorou et S. Peirani&#xA;Comité pour la liberté à Hong Kong (Paris et Lyon) sur Facebook&#xA;HK infos FR sur le Web et surtout sur Telegram&#xA;&#xA;------&#xA;&#xA;Tags : #hongkong #graphisme #photographie&#xA;&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/36gErt0.jpg" alt="Hong Kong, octobre 2019."/></p>

<p>J’ai commencé à publier sur mon profil Mastodon une série quotidienne <strong><a href="https://mamot.fr/tags/uneimageparjourpourhk" rel="nofollow">« Une image par jour pour HK »</a></strong>. Le principe est simple : un photo, une illustration, un graphisme (affiche, flyer, mème), et peut-être même une vidéo, sur et autour du mouvement de contestation en cours à Hong Kong. Le choix est subjectif, l’image est tout accompagnée d’un très bref commentaire. Le choix est lui impulsif. </p>

<p><a href="https://mamot.fr/@aris/102909462072665685" rel="nofollow">La première livraison</a> de la série, publié le 5 octobre, a été l’image qui illustre ce billet de blog. Je n’ai pas vraiment réfléchit pour faire ce choix. Cette photo venait d’être diffusée sur un canal sur le service Telegram. J’ai tout de suite trouvé qu’elle racontait beaucoup de cette révolte des antipodes. Elle c’est imposée d’elle même.</p>

<p>Depuis la série s’est enrichie de deux autre images.</p>

<p><a href="https://mamot.fr/@aris/102916695574142836" rel="nofollow">La seconde</a>, publiée le 6 octobre, est une très belle affiche, un double hommage au personnage principal du roman graphique et du film qui s’en est inspirer, <em>V comme Vendetta</em>, et aux jeunes du cortège de tête des manifestations de Hong Kong.</p>

<blockquote><p>« Derrière ce masque il y a une idée, et les idées sont à l’épreuve des balles »</p>

<p>Peter Falk est un⋅e « frontliner »</p>

<p>Appel pour une manifestation le dimanche 6/10 contre la loi « anti masque » qui rend illégal en toute circonstance le fait de se masquer le visage... dans une ville globalement sous vidéo surveillance &amp; systèmes de reconnaissance faciale...</p></blockquote>

<p><a href="https://mamot.fr/@aris/102920365671149914" rel="nofollow">La troisième</a>, publiée le 7 octobre, est un portrait photographique très posé, un peu froid, dont émane tout de même une étrange beauté tout à la fois terrifiante et fascinante.</p>

<blockquote><p>Choco, 20 ans, photographiée à  Causeway Bay par Nicole Tung. Cette image fait partie d’une série réalisée pour le très conservateur quotidien financier “The Wall Street Journal”.</p>

<p>Ces portraits sont beaux et disent surtout beaucoup de choses sur ces jeunes “frontliners” que les hongkongais appellent joliment les « audacieux » (et « audacieuses »).</p></blockquote>

<p>Il ne me reste plus, à cet instant précis, que quelques heures pour trouver l’image du <em>quatrième</em> rendez-vous de ce jeu de piste visuel… Mais au fait, cela va durer longtemps ? Aucune idée…</p>

<hr/>

<p><small>Mise à jour 09/10 : la série est interrompue sur Mastodon, elle se cherche un nouveau support</small></p>

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<p>Références :</p>
<ul><li><del>Suivre la série directement sur Mastodon</del></li>
<li><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/02/a-hongkong-la-revolte-a-l-uvre_6013840_3210.html" rel="nofollow">A Hong Kong la révolte à l’œuvre</a>, A. Papathéodorou et S. Peirani</li>
<li><a href="https://www.facebook.com/solidaritywithhk/" rel="nofollow">Comité pour la liberté à Hong Kong</a> (Paris et Lyon) sur Facebook</li>
<li>HK infos FR sur le <a href="https://hkinfos.writeas.com/" rel="nofollow">Web</a> et surtout sur <a href="https://t.me/hk_infos_fr" rel="nofollow">Telegram</a></li></ul>

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<p>Tags : <a href="https://aris.writeas.com/tag:hongkong" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">hongkong</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:graphisme" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">graphisme</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:photographie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">photographie</span></a></p>
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      <guid>https://aris.writeas.com/une-image-par-jour-pour-hong-kong</guid>
      <pubDate>Tue, 08 Oct 2019 06:03:36 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Une flâneuse à la dérive</title>
      <link>https://aris.writeas.com/une-flaneuse-a-la-derive?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[Mary Jones, &#34;14th Day Two&#34;, 2018&#xA;&#xA;Mary Jones aime à se définir comme une « flâneuse ». Une flâneuse qui, au cours de ses dérives dans la ville de Des Moines, observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (collages, superpositions, sampling visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voir intime, de la cité et de ses marges.!--more--&#xA;&#xA;Référence cartographique assumée, mais aussi dépassée et sublimée : car les « cartes » de Mary Jones n’ont effectivement aucune prétention objectives et/ou scientifique, bien au contraire. Il ne s’agit pas de de mesurer, baliser et de quadriller un territoire, mais de restituer dans un même mouvement un espace et sa perception par celles et ceux qui le traversent ou qui y vivent.&#xA;&#xA;  Je réalise des cartes sur la nature sauvage de l’espace social (…). Je choisis des espaces pour me déplacer à la fois dans le familier et dans l’étrange. Les œuvres qui en résultent superposent la géographie physique à des souvenirs et des images aléatoires qui viennent à l’esprit en marchant. Les cartes sont peuplées de personnages combinant ce que j’ai vu avec ce que j’ai imaginé sur les rencontres avec des gens, des lieux et des choses. Les détails s’empilent de la même façon dont la vie est vécue —par étapes, notes, battements, respirations et traces. &#xA;    La cartographie incarne les particularités de la perspective —visuelle, culturelle et émotionnelle. Les cartes traditionnelles nous indiquent où nous sommes dans l’espace. La méthodologie de cartographie que j’utilise, la cartographie en profondeur (deep mapping), vise à capturer un sentiment d’appartenance, des impressions personnelles ou l’expérience partagée d’un groupe de personnes. En d’autres termes, la cartographie est un moyen de savoir non seulement où nous sommes, mais aussi qui nous sommes dans un espace particulier. En cartographiant où nous sommes, l’espace devient un lieu. &#xA;    D’une certaine façon, toutes les représentations sont des cartes. Faire, c’est faire de la cartographie.&#xA;&#xA;Avec « 14th Street Projects » (2018) Mary Jones investit ainsi une bande de territoire urbain, longue d’environ 13 kilomètres (8 miles), qui s’étend à l’Est de la ville, pour explorer « la rhétorique visuelle de l’East Fourteenth Street ». Une ancienne zone commerciale, qui fut semble-t-il très animée, et qui a été par la suite engloutie par le développement des « agglomérations périphériques », plus récentes et plus paupérisées, qui entourent désormais la ville de Des Moines.&#xA;&#xA;  Cette rue offre un point de vue spectaculaire sur la capitale de l’État [de l’Iowa], ainsi que sur les parcs de roulottes et les commerces entourés de clôtures en fil barbelé. Une bande résidentielle à l’extrémité nord de la rue abrite de nombreux travailleurs pauvres, ainsi que la petite université des arts plastiques où j’ai enseigné pendant 17 ans. C’est un itinéraire fait pour la voiture, pas pour la marche. En substance, je l’ai fait à pied pour me rendre jusqu’à mon lieu de travail.&#xA;&#xA;Dans le prolongement des planches de la série « 14th Street Projects », Mary Jones réalisera aussi une vidéo d’animation (dont seul un teaser est disponible sur le Web) qui lui permet de les mettre en scène : les images recombinées de ses flâneries urbaines se réalisent d’une certaine façon dans la restitution vidéo du mouvement.&#xA;&#xA;  Une véritable carte routière de Des Moines sert de matrice pour les peintures et les collages numériques sous-jascents à l’animation. La perspective combine l’élévation avec la perspective aérienne de la carte de la rue, mais en fin de compte c’est la perspective personnelle du spectateur, représentée par les figures en noir et blanc avec des yeux sur leurs vêtements.&#xA;  Contrairement à certaines interprétations artistiques plus littérales de la cartographie, il n’y a pas d’exploit « technique » dans le travail de Mary Jones, la cartographie est prise ici comme support du collage, elle projette carte et territoire comme fabrique du sensible, celui de celles et ceux qui y vivent d’une façon ou d’une autre. &#xA;&#xA;Au-delà de ce travail particulier, l’obsession cartographique parcoure en fait le travail de Mary Jones, de « Lincoln Avenue: A Deep Map » (2013), situé à Chicago, jusqu’à « I Remember Everything » (2018) où se croisent Brooklyn et Des Moines. Les « représentations sont des cartes » dit Jones, et le propos de la cartographie, comme on le sait, est justement le territoire au-delà du territoire objectivé...&#xA;&#xA;Pour le reste, Mary Jones est professeure d’art et de design graphique à la Grand View University de Des Moines. Avant d’enseigner, elle a été graphiste et illustratrice, entre autres pour le Chicago Tribune, le magazine Playboy et le Philadelphia Enquirer. Elle réalise également des installations et des livres d’artistes uniques.&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Références :&#xA;&#xA;Le site de Mary Jones&#xA;Mary Jones Art sur Instagram&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Image : Mary Jones, « 14th Day Two », 2018 (© Tous droits réservés)&#xA;Source : mon attention a été attiré sur le travail de Mary Jones par un billet posté sur le compte Mastodon de Women’s Art le 14 avril 2019.&#xA;Tags : #art #cartographie #culturevisuelle #territoires]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/eHHdhc5.jpg" alt="Mary Jones, &#34;14th Day Two&#34;, 2018"/></p>

<p><strong>Mary Jones</strong> aime à se définir comme une « flâneuse ». Une flâneuse qui, au cours de ses dérives dans la ville de Des Moines, observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (collages, superpositions, <em>sampling</em> visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voir intime, de la cité et de ses marges.</p>

<p>Référence cartographique assumée, mais aussi dépassée et sublimée : car les « cartes » de Mary Jones n’ont effectivement aucune prétention objectives et/ou scientifique, bien au contraire. Il ne s’agit pas de de mesurer, baliser et de quadriller un territoire, mais de restituer dans un même mouvement un espace et sa perception par celles et ceux qui le traversent ou qui y vivent.</p>

<blockquote><p>Je réalise des cartes sur la nature sauvage de l’espace social (…). Je choisis des espaces pour me déplacer à la fois dans le familier et dans l’étrange. Les œuvres qui en résultent superposent la géographie physique à des souvenirs et des images aléatoires qui viennent à l’esprit en marchant. Les cartes sont peuplées de personnages combinant ce que j’ai vu avec ce que j’ai imaginé sur les rencontres avec des gens, des lieux et des choses. Les détails s’empilent de la même façon dont la vie est vécue —par étapes, notes, battements, respirations et traces.</p>

<p>La cartographie incarne les particularités de la perspective —visuelle, culturelle et émotionnelle. Les cartes traditionnelles nous indiquent où nous sommes dans l’espace. La méthodologie de cartographie que j’utilise, la cartographie en profondeur (<em>deep mapping</em>), vise à capturer un sentiment d’appartenance, des impressions personnelles ou l’expérience partagée d’un groupe de personnes. En d’autres termes, la cartographie est un moyen de savoir non seulement où nous sommes, mais aussi qui nous sommes dans un espace particulier. En cartographiant où nous sommes, l’espace devient un lieu.</p>

<p>D’une certaine façon, toutes les représentations sont des cartes. Faire, c’est faire de la cartographie.</p></blockquote>

<p>Avec <a href="https://www.maryjonesart.com/14th-street-projects" rel="nofollow">« 14th Street Projects »</a> (2018) Mary Jones investit ainsi une bande de territoire urbain, longue d’environ 13 kilomètres (8 miles), qui s’étend à l’Est de la ville, pour explorer « la rhétorique visuelle de l’East Fourteenth Street ». Une ancienne zone commerciale, qui fut semble-t-il très animée, et qui a été par la suite engloutie par le développement des « agglomérations périphériques », plus récentes et plus paupérisées, qui entourent désormais la ville de Des Moines.</p>

<blockquote><p>Cette rue offre un point de vue spectaculaire sur la capitale de l’État [de l’Iowa], ainsi que sur les parcs de roulottes et les commerces entourés de clôtures en fil barbelé. Une bande résidentielle à l’extrémité nord de la rue abrite de nombreux travailleurs pauvres, ainsi que la petite université des arts plastiques où j’ai enseigné pendant 17 ans. C’est un itinéraire fait pour la voiture, pas pour la marche. En substance, je l’ai fait à pied pour me rendre jusqu’à mon lieu de travail.</p></blockquote>

<p>Dans le prolongement des planches de la série « 14th Street Projects », Mary Jones réalisera aussi une <a href="https://www.maryjonesart.com/video-presentations/view/17196" rel="nofollow">vidéo d’animation</a> (dont seul un <em>teaser</em> est disponible sur le Web) qui lui permet de les mettre en scène : les images <em>recombinées</em> de ses flâneries urbaines se réalisent d’une certaine façon dans la restitution vidéo du mouvement.</p>

<blockquote><p>Une véritable carte routière de Des Moines sert de matrice pour les peintures et les collages numériques sous-jascents à l’animation. La perspective combine l’élévation avec la perspective aérienne de la carte de la rue, mais en fin de compte c’est la perspective personnelle du spectateur, représentée par les figures en noir et blanc avec des yeux sur leurs vêtements.</p></blockquote>

<p>Contrairement à certaines interprétations artistiques plus littérales de la cartographie, il n’y a pas d’exploit « technique » dans le travail de Mary Jones, la cartographie est prise ici comme support du collage, elle projette carte et territoire comme <em>fabrique du sensible</em>, celui de celles et ceux qui y vivent d’une façon ou d’une autre.</p>

<p>Au-delà de ce travail particulier, l’obsession cartographique parcoure en fait le travail de Mary Jones, de <a href="https://www.maryjonesart.com/lincoln-avenue-a-deep-map" rel="nofollow">« Lincoln Avenue: A Deep Map »</a> (2013), situé à Chicago, jusqu’à <a href="https://www.maryjonesart.com/i-remember-everything" rel="nofollow">« I Remember Everything »</a> (2018) où se croisent Brooklyn et Des Moines. Les « représentations sont des cartes » dit Jones, et le propos de la cartographie, comme on le sait, est justement le territoire au-delà du territoire objectivé...</p>

<p>Pour le reste, Mary Jones est professeure d’art et de design graphique à la Grand View University de Des Moines. Avant d’enseigner, elle a été graphiste et illustratrice, entre autres pour le <em>Chicago Tribune</em>, le magazine <em>Playboy</em> et le <em>Philadelphia Enquirer</em>. Elle réalise également des installations et des livres d’artistes uniques.</p>

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<p>Références :</p>
<ul><li><a href="https://www.maryjonesart.com/" rel="nofollow">Le site de Mary Jones</a></li>
<li><a href="https://www.instagram.com/maryjonesart/" rel="nofollow">Mary Jones Art sur Instagram</a></li></ul>

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<p>Image : Mary Jones, « 14th Day Two », 2018 (© Tous droits réservés)
Source : mon attention a été attiré sur le travail de Mary Jones par un billet posté sur le compte Mastodon de <a href="https://tooot.im/@womensart1/101928750008702781" rel="nofollow">Women’s Art</a> le 14 avril 2019.
Tags : <a href="https://aris.writeas.com/tag:art" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">art</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:cartographie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">cartographie</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:culturevisuelle" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">culturevisuelle</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:territoires" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">territoires</span></a></p>
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      <guid>https://aris.writeas.com/une-flaneuse-a-la-derive</guid>
      <pubDate>Fri, 31 May 2019 12:38:52 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Gnome : le poids des icônes</title>
      <link>https://aris.writeas.com/gnome-le-poids-des-icones?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[Icônes de Gnome 3.32&#xA;&#xA;Gnome, l’environnement graphique pour systèmes GNU/Linux, viens de sortir une nouvelle version (3.32) comportant d’importantes améliorations au niveau des performances comme de l’ergonomie. Au passage, un nouveau set d’icônes fait son apparition…  !--more--&#xA;&#xA;Jakub Steiner, salarié de Red Hat et membre de l’équipe de design pour Gnome, avait expliqué en janvier 2019 sur son blog personnel les raisons d’un changement global du design des icônes de l’environnement de bureau, qui n’avait pratiquement pas évolué depuis une quinzaine d’années :&#xA;&#xA;  Le style actuel de nos icônes remonte au début des années 2000, au style Tango originel. L’une des idées fondamentales derrière Tango était que chaque icône doit être dessinée à des tailles multiples, afin d’obtenir un affichage parfait au pixel près (pixel-perfect) dans chaque contexte. Cela signifie que si vous voulez créer une icône pour une application, vous de devez pas en dessiner uniquement une, mais jusqu’à sept déclinaisons différentes par icône (symbolique, 16px, 22px, 24px, 32px, 48px, et 512px).&#xA;&#xA;Un dispositif qui s’avère après coup bien trop complexe à maintenir, et qui a finalement freiné l’adoption de la ligne graphique de Tango par de nombreuses applications tierces tournant sur Gnome. Ce qui a nuit ainsi à la cohérence globale du design de l’environnement. Jakub parle même d’un « échec » pour Tango, de par son incapacité à évoluer et s’adapter, alors même les tendances en matière de design d’interface évoluaient (style « flat » et 2D). Un jugement sévère par celui qui fut le designer graphique des icônes de Tango.&#xA;&#xA;  L’un des principaux objectifs du projet Gnome au cours de ces dernières années a été de rendre autonomes les développeurs d’applications. L’une des principales raisons de cette refonte est que nous nous sommes rendu compte que le style actuel nous tire vers l’arrière en tant qu’écosystème. Tout comme Builder consiste à fournir un flux de travail de développement transparent, et Flatpak à permettre une distribution directe des applications, ce changement de design vise à rendre plus accessibles à un plus grand nombre d’applications les belles icônes .&#xA;&#xA;Pour que ce nouveau design des icônes soit plus incitatif pour les créateurs de logiciels, Jakub Steiner introduit aussi une nouvelle application appelée Icon Preview, créée par Zander Brown, qui vise à rendre le flux de conception d’icônes plus rapide et plus fluide en permettant de démarrer rapidement à partir d’un modèle, et de prévisualiser au fur et à mesure le rendu dans différents contextes. Le logiciel permettra également, dans une prochaine version, d’exporter directement les icônes au format SVG pour les utiliser dans les applications.&#xA; &#xA; &#xA;Le bureau de Gnome 3.32&#xA;&#xA;La réponse au billet de blog de  Jakub Steiner que je trouve la plus élaborée et la plus intéressante, en terme de réflexion sur les icônes dans le dispositif UI/UX, est un long billet de Cassidy James Blaede, l’un des développeurs de la distribution GNU/Linux elementary OS, ami de  Jakub Steiner, et à qui ce dernier a demandé son opinion.&#xA;&#xA;Un des échanges que j’ai particulièrement noté concerne l’un des arguments de Jakub en faveur de l’abandon par Gnome du hinting, à savoir le dessin différent de chaque icône en fonction de son contexte d’utilisation : Gnome n’a en fait jamais utilisé toutes les tailles d’icônes imposées par la charte graphique de Tango. Pour Jakub, c’est une bonne raison pour abandonner.&#xA;&#xA;Cassidy James fait remarquer que, contrairement à Gnome,  elementary OS a conçu son interface justement pour et sur une utilisation précise et intensive des icônes en fonction de leur taille : 16px pour les menus, 24px pour les sous-menus popovers, 48px pour le dock, etc. Jusqu’au support des écrans haute-résolution (HiDPI) avec une taille doublée à l’affichage.&#xA;&#xA;  Alors que nous pourrions réduire le nombre de tailles [d’icône] utilisées dans l’OS, chacune de ces tailles est mûrement réfléchie en fonction du contexte : par exemple, 16px semble un peu trop petit dans les popovers, mais 24px est un peu trop grand dans les menus contextuels. En nous assurant que toutes les icônes d’applications elementary OS et les icônes des applications de tierces parties sont fournies dans chacune de ces tailles, nous pouvons être plus flexibles et créatifs dans notre conception, et nous assurer que les icônes sont toujours aussi nettes et s’affichent le plus parfaitement possible dans chaque situation.&#xA;&#xA;Pour Cassidy James, qui regrette l’abandon du concept de perfection au pixels près, le problème de Gnome vient plutôt du style Tango lui-même, basé sur une modélisation 3D hyper-réaliste, trop complexe au niveau de la création graphique, et qui produit au final de « jolies images », mais qui ne sont pas toujours convaincantes en tant qu’icônes. Ce qui a d’autant plus compliqué la tâche de l’équipe de design de Gnome qui a pris pendant des années à sa charge la création d’icônes pour de nombreuses applications tierces, avec l’objectif de préserver ainsi une certaine cohérence de l’interface globale… Mais au prix de ne pas, ou peu, avoir fait évoluer Tango lui-même.&#xA;&#xA;Sur ce point Jakub Steiner et Cassidy James Blaede s’accordent pour considérer que c’est désormais aux concepteurs et conceptrices d’applications de faire l’effort de s’intégrer aux environnement graphique sur lesquels celles-ci sont proposées. Ce que doit favoriser une charte graphique (Human Interface Guidelines_) qui combine une certaine commodité de réalisation avec une rigueur plus grande et plus stricte quant aux règles de design global. Ce que le dispositif autour de Tango n’a jamais possédé.&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Références :&#xA;&#xA;The Big App Icon Redesign (blog de Jakub Steiner)&#xA;Gnome’s New App Icons Drop Pixel-Precision and Hinting (Cassidy James Blaede)&#xA;Gnome 3.32 Released, This is What’s New (OMG! Ubuntu)&#xA;Gnome Human Interface Guidelines (documentation Gnome)&#xA;Tango project aims to clean up the desktop (Nathan Willis sur Linux.com)&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Tags : #gnulinux #gnome #opensource #libre #interfaces #webdesign]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/SJU7Rbr.jpg" alt="Icônes de Gnome 3.32"/></p>

<p>Gnome, l’environnement graphique pour systèmes GNU/Linux, viens de sortir une nouvelle version (3.32) comportant d’importantes améliorations au niveau des performances comme de l’ergonomie. Au passage, un nouveau set d’icônes fait son apparition…  </p>

<p><strong>Jakub Steiner</strong>, salarié de Red Hat et membre de l’équipe de design pour Gnome, avait expliqué en janvier 2019 sur son <a href="http://jimmac.musichall.cz/blog/2019-01-23-the-big-app-icon-redesign/" rel="nofollow">blog personnel</a> les raisons d’un changement global du design des icônes de l’environnement de bureau, qui n’avait pratiquement pas évolué depuis une quinzaine d’années :</p>

<blockquote><p>Le style actuel de nos icônes remonte au début des années 2000, au style <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/Tango_icons" rel="nofollow">Tango</a> originel. L’une des idées fondamentales derrière Tango était que chaque icône doit être dessinée à des tailles multiples, afin d’obtenir un affichage parfait au pixel près (<em>pixel-perfect</em>) dans chaque contexte. Cela signifie que si vous voulez créer une icône pour une application, vous de devez pas en dessiner uniquement une, mais jusqu’à sept déclinaisons différentes par icône (symbolique, 16px, 22px, 24px, 32px, 48px, et 512px).</p></blockquote>

<p>Un dispositif qui s’avère après coup bien trop complexe à maintenir, et qui a finalement freiné l’adoption de la ligne graphique de Tango par de nombreuses applications tierces tournant sur Gnome. Ce qui a nuit ainsi à la cohérence globale du design de l’environnement. Jakub parle même d’un « échec » pour Tango, de par son incapacité à évoluer et s’adapter, alors même les tendances en matière de design d’interface évoluaient (style « flat » et 2D). Un jugement sévère par celui qui fut le designer graphique des icônes de Tango.</p>

<blockquote><p>L’un des principaux objectifs du projet Gnome au cours de ces dernières années a été de rendre autonomes les développeurs d’applications. L’une des principales raisons de cette refonte est que nous nous sommes rendu compte que le style actuel nous tire vers l’arrière en tant qu’écosystème. Tout comme <a href="https://wiki.gnome.org/Apps/Builder" rel="nofollow">Builder</a> consiste à fournir un flux de travail de développement transparent, et <a href="https://flatpak.org/" rel="nofollow">Flatpak</a> à permettre une distribution directe des applications, ce changement de design vise à rendre plus accessibles à un plus grand nombre d’applications les belles icônes .</p></blockquote>

<p>Pour que ce nouveau design des icônes soit plus incitatif pour les créateurs de logiciels, Jakub Steiner introduit aussi une nouvelle application appelée <a href="https://flathub.org/apps/details/org.gnome.IconPreview" rel="nofollow">Icon Preview</a>, créée par Zander Brown, qui vise à rendre le flux de conception d’icônes plus rapide et plus fluide en permettant de démarrer rapidement à partir d’un modèle, et de prévisualiser au fur et à mesure le rendu dans différents contextes. Le logiciel permettra également, dans une prochaine version, d’exporter directement les icônes au format SVG pour les utiliser dans les applications.</p>

<p><img src="https://i.snap.as/4a4PzMe.png" alt="Le bureau de Gnome 3.32"/></p>

<p>La réponse au billet de blog de  Jakub Steiner que je trouve la plus élaborée et la plus intéressante, en terme de réflexion sur les icônes dans le dispositif UI/UX, est un <a href="https://medium.com/elementaryos/gnomes-new-app-icons-drop-pixel-precision-and-hinting-33420f64e8ff" rel="nofollow">long billet</a> de <strong>Cassidy James Blaede</strong>, l’un des développeurs de la distribution GNU/Linux <a href="https://elementary.io/fr/" rel="nofollow">elementary OS</a>, ami de  Jakub Steiner, et à qui ce dernier a demandé son opinion.</p>

<p>Un des échanges que j’ai particulièrement noté concerne l’un des arguments de Jakub en faveur de l’abandon par Gnome du <em>hinting</em>, à savoir le dessin différent de chaque icône en fonction de son contexte d’utilisation : Gnome n’a en fait jamais utilisé toutes les tailles d’icônes imposées par la charte graphique de Tango. Pour Jakub, c’est une bonne raison pour abandonner.</p>

<p>Cassidy James fait remarquer que, contrairement à Gnome,  elementary OS a conçu son interface justement pour et sur une utilisation précise et intensive des icônes en fonction de leur taille : 16px pour les menus, 24px pour les sous-menus <em>popovers</em>, 48px pour le dock, etc. Jusqu’au support des écrans haute-résolution (HiDPI) avec une taille doublée à l’affichage.</p>

<blockquote><p>Alors que nous pourrions réduire le nombre de tailles [d’icône] utilisées dans l’OS, chacune de ces tailles est mûrement réfléchie en fonction du contexte : par exemple, 16px semble un peu trop petit dans les <em>popovers</em>, mais 24px est un peu trop grand dans les menus contextuels. En nous assurant que toutes les icônes d’applications elementary OS et les icônes des applications de tierces parties sont fournies dans chacune de ces tailles, nous pouvons être plus flexibles et créatifs dans notre conception, et nous assurer que les icônes sont toujours aussi nettes et s’affichent le plus parfaitement possible dans chaque situation.</p></blockquote>

<p>Pour Cassidy James, qui regrette l’abandon du concept de perfection au pixels près, le problème de Gnome vient plutôt du style Tango lui-même, basé sur une modélisation 3D hyper-réaliste, trop complexe au niveau de la création graphique, et qui produit au final de « jolies images », mais qui ne sont pas toujours convaincantes en tant qu’icônes. Ce qui a d’autant plus compliqué la tâche de l’équipe de design de Gnome qui a pris pendant des années à sa charge la création d’icônes pour de nombreuses applications tierces, avec l’objectif de préserver ainsi une certaine cohérence de l’interface globale… Mais au prix de ne pas, ou peu, avoir fait évoluer Tango lui-même.</p>

<p>Sur ce point Jakub Steiner et Cassidy James Blaede s’accordent pour considérer que c’est désormais aux concepteurs et conceptrices d’applications de faire l’effort de s’intégrer aux environnement graphique sur lesquels celles-ci sont proposées. Ce que doit favoriser une <a href="https://developer.gnome.org/hig/stable/" rel="nofollow">charte graphique</a> (<em>Human Interface Guidelines</em>) qui combine une certaine commodité de réalisation avec une rigueur plus grande et plus stricte quant aux règles de design global. Ce que le dispositif autour de Tango n’a jamais possédé.</p>

<hr/>

<p>Références :</p>
<ul><li><a href="http://jimmac.musichall.cz/blog/2019-01-23-the-big-app-icon-redesign/" rel="nofollow">The Big App Icon Redesign</a> (blog de Jakub Steiner)</li>
<li><a href="https://medium.com/elementaryos/gnomes-new-app-icons-drop-pixel-precision-and-hinting-33420f64e8ff" rel="nofollow">Gnome’s New App Icons Drop Pixel-Precision and Hinting</a> (Cassidy James Blaede)</li>
<li><a href="https://www.omgubuntu.co.uk/2019/03/best-gnome-3-32-features" rel="nofollow">Gnome 3.32 Released, This is What’s New</a> (OMG! Ubuntu)</li>
<li><a href="https://developer.gnome.org/hig/stable/" rel="nofollow">Gnome Human Interface Guidelines</a> (documentation Gnome)</li>
<li><a href="https://www.linux.com/news/tango-project-aims-clean-desktop" rel="nofollow">Tango project aims to clean up the desktop</a> (Nathan Willis sur Linux.com)</li></ul>

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<p>Tags : <a href="https://aris.writeas.com/tag:gnulinux" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">gnulinux</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:gnome" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">gnome</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:opensource" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">opensource</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:libre" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">libre</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:interfaces" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">interfaces</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:webdesign" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">webdesign</span></a></p>
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      <guid>https://aris.writeas.com/gnome-le-poids-des-icones</guid>
      <pubDate>Tue, 19 Mar 2019 02:20:49 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Commandes git à la demande</title>
      <link>https://aris.writeas.com/commandes-git-a-la-demande?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[Git Command Explorer&#xA;&#xA;Plus besoin de faire une recherche sur le Web pour trouver la commande git dont on a vraiment besoin et dont on a, de bien entendu, oublié la syntaxe exacte… L’outil en ligne Git Command Explorer propose une interface simple, élégante, accessible et fonctionnelle pour trouver en quelque secondes la formule cabalistique qui nous est nécessaire.!--more--&#xA;&#xA;Cet outil est particulièrement pratique pour les débutant⋅e⋅s, mais aussi celles et ceux qui, comme moi, n’utilisent pas git assez souvent pour en mémoriser toutes les subtilités. &#xA;&#xA;L’interface est par ailleurs parfaitement responsive, ce qui permet aussi une consultation en urgence sur un mobile ou une tablette. Il est aussi possible de choisir entre un thème clair ou un thème sombre. Par contre, pas encore de possibilité d’utilisation hors ligne (c’est en projet).&#xA;&#xA;Git Command explorer a été créé par Summitech, une agence de création Web sise au Nigeria. C’est développé avec Node et React, et le code source est librement disponible depuis mi-janvier, cependant sans mention d’une licence open source particulière (ticket 33).&#xA;&#xA;Les contributions éventuelles des utilisateurs et utilisatrices sont les bienvenues pour enrichir la base de données des commandes, comme pour améliorer l’interface de recherche.&#xA;&#xA;Remarque — Ce billet peut sembler totalement geeks only, mais en fait git est bien plus qu’un outil pour gérer et versionner du code, et il est d’ailleurs de plus en plus utilisé aussi bien par des graphistes, que des auteur⋅e⋅s, ou des maisons d’édition (pour ne citer que quelques exemples).&#xA;&#xA;L’application Web&#xA;Le dépôt sur Github&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Tags: #webapplications #outils #git #opensource]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/Z2Xa9A0.image" alt="Git Command Explorer"/></p>

<p>Plus besoin de faire une recherche sur le Web pour trouver la commande <code>git</code> dont on a vraiment besoin et dont on a, de bien entendu, oublié la syntaxe exacte… L’outil en ligne <a href="https://gitexplorer.com/" rel="nofollow">Git Command Explorer</a> propose une interface simple, élégante, accessible et fonctionnelle pour trouver en quelque secondes la formule cabalistique qui nous est nécessaire.</p>

<p>Cet outil est particulièrement pratique pour les débutant⋅e⋅s, mais aussi celles et ceux qui, comme moi, n’utilisent pas <code>git</code> assez souvent pour en mémoriser toutes les subtilités.</p>

<p>L’interface est par ailleurs parfaitement <em>responsive</em>, ce qui permet aussi une consultation en urgence sur un mobile ou une tablette. Il est aussi possible de choisir entre un thème clair ou un thème sombre. Par contre, pas encore de possibilité d’utilisation hors ligne (c’est en projet).</p>

<p><a href="https://gitexplorer.com/" rel="nofollow">Git Command explorer</a> a été créé par <a href="https://www.summitech.ng/" rel="nofollow">Summitech</a>, une agence de création Web sise au Nigeria. C’est développé avec Node et React, et le code source est librement disponible depuis mi-janvier, cependant sans mention d’une licence open source particulière (<a href="https://github.com/summitech/gitexplorer/issues/33" rel="nofollow">ticket 33</a>).</p>

<p>Les contributions éventuelles des utilisateurs et utilisatrices sont les bienvenues pour enrichir la base de données des commandes, comme pour améliorer l’interface de recherche.</p>

<p><strong>Remarque</strong> — Ce billet peut sembler totalement <em>geeks only</em>, mais en fait <code>git</code> est bien plus qu’un outil pour gérer et versionner du code, et il est d’ailleurs de plus en plus utilisé aussi bien par des graphistes, que des auteur⋅e⋅s, ou des maisons d’édition (pour ne citer que quelques exemples).</p>
<ul><li><a href="https://gitexplorer.com/" rel="nofollow">L’application Web</a></li>
<li><a href="https://github.com/summitech/gitexplorer" rel="nofollow">Le dépôt sur Github</a></li></ul>

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<p>Tags: <a href="https://aris.writeas.com/tag:webapplications" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">webapplications</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:outils" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">outils</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:git" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">git</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:opensource" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">opensource</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://aris.writeas.com/commandes-git-a-la-demande</guid>
      <pubDate>Fri, 01 Mar 2019 14:21:40 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Un plan B pour Akira</title>
      <link>https://aris.writeas.com/un-plan-b-pour-akira?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[Alessandro Castellani&#xA; &#xA;&#xA;A quelque jours de la clôture de la souscription pour le financement du logiciel Akira, force est de reconnaître que nous sommes loin, très loin même, du compte. Tout n’est pas perdu pour autant, puisque l’équipe de développement annonce déjà son intention de continuer à travailler sur le projet, et propose dès à présent la mise en place d’un « Plan B » de financement communautaire. !--more--&#xA;&#xA;  Financer une application Linux est difficile. Financer une application Linux qui n’existe pas vraiment est encore plus difficile, mais cela ne signifie pas pour autant que cette campagne ait été un échec, bien au contraire : cette campagne était absolument nécessaire et elle a été extrêmement utile.&#xA;  — Alessandro Castellani&#xA;&#xA;La campagne de financement participatif sur Kickstarter, qui visait à collecter 49.000$ (environ 43.300€), n’a certes pas abouti. Mais l’équipe de développeurs affirme pour autant rester particulièrement motivée de par l’intérêt rencontré, de par la visibilité et même le buzz dont à bénéficié Akira tout au long de « ce mois incroyable ». &#xA;&#xA;Les utilisateurs et les utilisatrices potentiels, mais aussi des développeurs et des développeuses, ont exprimé⋅e⋅s un intérêt certain pour ce projet. Ils et elles se sont mobilisé⋅e⋅s pour faire connaître la campagne de financement sur Mastodon, Twitter ou Reddit, et certain⋅e⋅s se sont même impliqué⋅e⋅s dans un début de réflexion sur les fonctionnalités, l’ergonomie, le processus de développement, etc.&#xA;&#xA;Et maintenant ?&#xA;&#xA;Alessandro Castellani se veut donc tout à fait rassurant et confiant, réaffirmant une détermination collective à tout faire pour que ce projet aboutisse.&#xA;&#xA;  Dès le premier jour nous avions un plan B prêt à être lancé, et celui-ci est très simple : nous allons continuer à travailler sur Akira pendant notre temps libre, tout en essayant de trouver des fonds pour nous y employer à plein temps. Chacun de ceux qui sommes impliqué dans le projet (Alessandro, Alberto, Bilal, et Felipe) a décidé de continuer à travailler sur Akira, quel que soit le l’issue de la campagne.&#xA;  Nous aurons juste besoin de plus de temps et nous ne serons pas en mesure de tenir le délai de 3 mois que nous avions initialement fixé pour sortir une v1. Nous croyons tous en ce projet, nous en comprenons la valeur et nous voulons le réaliser.&#xA;  — Alessandro Castellani&#xA;&#xA;Il est donc proposé à tous ceux et celles qui s’étaient engagé⋅e⋅s sur le financement participatif sur Kickstarter (soit 580 personnes à l’heure où j’écris) de basculer sur un autre mode financement participatif, utilisant la plateforme Patreon pour collecter chaque mois des contributions plus modestes mais régulières.&#xA;&#xA;Ainsi, si chacun⋅e⋅s d’entre nous verse chaque mois ainsi une somme de 10$ US (soit 8,79€), cela permettrait de collecter chaque mois 5.000$ (environ 4.396€) ce qui permettra de payer trois développeurs à plein temps. « Fini les nuits blanches et le travail le week-end » : l’équipe aura les moyens de se consacrer entièrement à Akira pendant les trois prochains mois, et pourra tenir la promesse de livrer rapidement une première version.&#xA;&#xA;Quelques jours avant, les développeurs, qui sont déjà à pied d’œuvre en fait, rendait aussi publique la création d’une « organisation » Akira UX sur Github, un espace pour regrouper les dépôts Git de différents composants logiciels d’Akira (Akira, LibGTKCanvas et GooCanvas), et faciliter leur développement coopératif.&#xA;&#xA;Un logiciel libre de design graphique pour GNU/Linux, c’est nécessaire et ce sera possible. Parce que nous le valons bien !&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Références :&#xA;&#xA;Dépôts Akira UX sur Github&#xA;Campagne de financement sur Patreon&#xA;Mon précédent billet sur Akira&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Texte librement inspiré d’un billet d’Alessandro Castellani sur Kickstarter. &#xA;Photo du profile Facebook d’Alessandro Castellani © Tous droits réservés &#xA;Tags : #gnulinux #software #graphisme #design #opensource #libre #akira]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/E7DNDCI.jpg" alt="Alessandro Castellani"/></p>

<p>A quelque jours de la clôture de la souscription pour le financement du logiciel <strong>Akira</strong>, force est de reconnaître que nous sommes loin, très loin même, du compte. Tout n’est pas perdu pour autant, puisque l’équipe de développement annonce déjà son intention de continuer à travailler sur le projet, et propose dès à présent la mise en place d’un « Plan B » de financement communautaire. </p>

<blockquote><p>Financer une application Linux est difficile. Financer une application Linux qui n’existe pas vraiment est encore plus difficile, mais cela ne signifie pas pour autant que cette campagne ait été un échec, bien au contraire : cette campagne était absolument nécessaire et elle a été extrêmement utile.
— Alessandro Castellani</p></blockquote>

<p>La campagne de financement participatif sur <a href="https://www.kickstarter.com/projects/alecaddd/akira-the-linux-design-tool/description" rel="nofollow">Kickstarter</a>, qui visait à collecter 49.000$ (environ 43.300€), n’a certes pas abouti. Mais l’équipe de développeurs affirme pour autant rester particulièrement motivée de par l’intérêt rencontré, de par la visibilité et même le <em>buzz</em> dont à bénéficié Akira tout au long de « ce mois incroyable ».</p>

<p>Les utilisateurs et les utilisatrices potentiels, mais aussi des développeurs et des développeuses, ont exprimé⋅e⋅s un intérêt certain pour ce projet. Ils et elles se sont mobilisé⋅e⋅s pour faire connaître la campagne de financement sur Mastodon, Twitter ou Reddit, et certain⋅e⋅s se sont même impliqué⋅e⋅s dans un début de réflexion sur les fonctionnalités, l’ergonomie, le processus de développement, etc.</p>

<p>Et maintenant ?</p>

<p>Alessandro Castellani se veut donc tout à fait rassurant et confiant, réaffirmant une détermination collective à tout faire pour que ce projet aboutisse.</p>

<blockquote><p>Dès le premier jour nous avions un plan B prêt à être lancé, et celui-ci est très simple : nous allons continuer à travailler sur Akira pendant notre temps libre, tout en essayant de trouver des fonds pour nous y employer à plein temps. Chacun de ceux qui sommes impliqué dans le projet (Alessandro, Alberto, Bilal, et Felipe) a décidé de continuer à travailler sur Akira, quel que soit le l’issue de la campagne.
Nous aurons juste besoin de plus de temps et nous ne serons pas en mesure de tenir le délai de 3 mois que nous avions initialement fixé pour sortir une v1. Nous croyons tous en ce projet, nous en comprenons la valeur et nous voulons le réaliser.
— Alessandro Castellani</p></blockquote>

<p>Il est donc proposé à tous ceux et celles qui s’étaient engagé⋅e⋅s sur le financement participatif sur Kickstarter (soit 580 personnes à l’heure où j’écris) de basculer sur un autre mode financement participatif, utilisant la plateforme <a href="https://www.patreon.com/akiraux" rel="nofollow">Patreon</a> pour collecter chaque mois des contributions plus modestes mais régulières.</p>

<p>Ainsi, si chacun⋅e⋅s d’entre nous verse chaque mois ainsi une somme de 10$ US (soit 8,79€), cela permettrait de collecter chaque mois 5.000$ (environ 4.396€) ce qui permettra de payer trois développeurs à plein temps. « Fini les nuits blanches et le travail le week-end » : l’équipe aura les moyens de se consacrer entièrement à Akira pendant les trois prochains mois, et pourra tenir la promesse de livrer rapidement une première version.</p>

<p>Quelques jours avant, les développeurs, qui sont déjà à pied d’œuvre en fait, rendait aussi publique la création d’une « organisation » <a href="https://github.com/akiraux" rel="nofollow">Akira UX sur Github</a>, un espace pour regrouper les dépôts Git de différents composants logiciels d’Akira (Akira, LibGTKCanvas et GooCanvas), et faciliter leur développement coopératif.</p>

<p>Un logiciel libre de design graphique pour GNU/Linux, c’est nécessaire et ce sera possible. Parce que nous le valons bien !</p>

<hr/>

<p>Références :</p>
<ul><li>Dépôts <a href="https://github.com/akiraux" rel="nofollow">Akira UX</a> sur Github</li>
<li>Campagne de financement sur <a href="https://www.patreon.com/akiraux" rel="nofollow">Patreon</a></li>
<li>Mon précédent <a href="https://aris.papatheodorou.net/akira-mobilisation-generale" rel="nofollow">billet</a> sur Akira</li></ul>

<hr/>

<p>Texte librement inspiré d’un <a href="https://www.kickstarter.com/projects/alecaddd/akira-the-linux-design-tool/posts/2425987" rel="nofollow">billet</a> d’Alessandro Castellani sur Kickstarter.
Photo du profile Facebook d’Alessandro Castellani © Tous droits réservés
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      <guid>https://aris.writeas.com/un-plan-b-pour-akira</guid>
      <pubDate>Tue, 26 Feb 2019 23:59:11 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Cartographie et territoires hybrides</title>
      <link>https://aris.writeas.com/cartographie-et-territoires-hybrides?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[© Scott Reinhard&#xA;&#xA;Le graphiste américain Scott Reinhard réalise un travail de cartographie artistique original en combinant des élévations 3D actuelles avec des cartes topographiques historiques pour créer des représentations tridimensionnels d’une région, d’une ville ou d’un État. Pour réaliser ses cartes numériques, il extrait des données altimétriques de l’United States Geological Survey, qu’il incorpore à des informations de localisation, pour fusionner ensuite l’ensemble avec le tracé original de cartes anciennes.!--more--&#xA;&#xA;Scott Reinhard est un graphiste basé à Brooklyn. Il travaille au studio de design multidisciplinaire 2×4 de New York. Auparavant il a été designer au Museum of Contemporary Art de Chicago et chez VSA Partners. Il a aussi enseigné au Pratt Institute de New York et il est titulaire d’une maîtrise en design graphique de l‘Université de Caroline du Nord. &#xA;&#xA;Ses créations cartographiques, même s’il vend des tirages haute résolution sur son propre site web, sont avant tout un hobby, une sorte de pas de côté fruit d’une une démarche personnelle :&#xA;&#xA;  « Je viens de l’Indiana, qui s’est toujours senti si plat et si ennuyeux. Quand j’ai commencé à faire le rendu 3D des données altimétriques pour cet État, l’histoire de cette terre a émergé. Les glaciers qui ont reculé dans la moitié nord, après la dernière période glaciaire, ont poli, taillé et façonné le terrain d’une façon tout à fait spectaculaire (…). De par cette capacité à collecter et à traiter la grande quantité d’informations librement disponibles, et d‘en faire de belles images, j‘avais comme une sensation de puissance. » — Scott Reinhard, sur le site Colossal&#xA;&#xA;© Scott Reinhard&#xA;&#xA;© Scott Reinhard&#xA;&#xA;© Scott Reinhard&#xA;&#xA;Le travail de Scott Reinhard sur ses composition hybrides, la transformation de données altimétriques en visuels, permettent au graphiste de raconter à chaque fois une histoire particulière, celle de lieux qu’il a « visités personnellement » ou dont il dit être « curieux de les connaître ». Si, pour reprendre l’expression d’Alfred Korzybski, nous sommes d’accord que « la carte n’est pas le territoire », la carte est aussi dans le même temps une narration sur le territoire.&#xA;&#xA;L’hybridation entre l’esthétique moderne des élévations 3D et la touche vintage apportée par la surimpression des cartes anciennes (la typographie et la signalétique employé, le tracé lui-même) contribuant à faire de la narration cartographique de Reinhard quelque chose qui est aussi esthétiquement surprenant et attrayant dans sa puissance d’évocation. Ce qui fait dire à Jason Kottke, observateur attentif des innovations graphiques et visuelles : « J’aimerais voir une version animée de ces montagnes s’élever de la platitude de la carte ».&#xA;&#xA;Une esthétique qui fait aussi sens.&#xA;&#xA;  « En visualisant à grande échelle l’histoire qui a façonné la composition d’un territoire, Reinhard est capable de saisir les tendances environnementales d’une manière plus située. Ces forces affectent la façon dont nous traversons nos environnements quotidiens, mais elles sont difficiles à appréhender sans prendre le temps de faire un “zoom arrière” ou de regarder d’en haut. » — Kate Sierzputowski, sur le site « Colossal »&#xA;&#xA;Scott Reinhard a été initié, d’après Kate Sierzputowski, aux méthodes et procédés qu’il utilise pour produire ses cartes hybrides par le travail du cartographe et historien Daniel Huffman qui lui aussi partage ses expérimentations et son savoire-faires, par exemple sur son site Something About Maps et sur celui du projet Linework. Daniel Huffman propose ainsi ce qu’il nomme ses « petites choses réalisées sans autre motivations que l‘amour’ » : par exemple ses cartes réalisées avec une machine à écrire (à base de caractères ASCII)  ou ses agencements d’îles des Grands lacs.&#xA;&#xA;© Scott Reinhard&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Références :&#xA;&#xA;Le site personnel de Scott Reinhard.&#xA;Le boutique cartographique de Scott Reinhard.&#xA;L’article de Kate Sierzputowski, sur le site Colossal.&#xA;Le billet de Jason Kottke sur son site.&#xA;Billet de Mad Meg sur Seenthis.&#xA;&#xA;------&#xA;&#xA;Images : San Francisco, élévation 3D, bathymétrie et carte topographique de 1947.&#xA;Tags : #cartographie #territoire #art&#xA;Merci à Mad Meg pour cette trouvaille partagée sur Seenthis.]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/vwNeaQg.jpg" alt="© Scott Reinhard"/></p>

<p>Le graphiste américain <strong>Scott Reinhard</strong> réalise un travail de cartographie artistique original en combinant des élévations 3D actuelles avec des cartes topographiques historiques pour créer des représentations tridimensionnels d’une région, d’une ville ou d’un État. Pour réaliser ses cartes numériques, il extrait des données altimétriques de l’<a href="https://www.usgs.gov/" rel="nofollow">United States Geological Survey</a>, qu’il incorpore à des informations de localisation, pour fusionner ensuite l’ensemble avec le tracé original de cartes anciennes.</p>

<p>Scott Reinhard est un graphiste basé à Brooklyn. Il travaille au studio de design multidisciplinaire 2×4 de New York. Auparavant il a été designer au Museum of Contemporary Art de Chicago et chez VSA Partners. Il a aussi enseigné au Pratt Institute de New York et il est titulaire d’une maîtrise en design graphique de l‘Université de Caroline du Nord.</p>

<p>Ses <a href="https://scottreinhard.com/Mapping-and-Visualization" rel="nofollow">créations cartographiques</a>, même s’il vend des tirages haute résolution sur son propre <a href="https://www.scottreinhardmaps.com/" rel="nofollow">site</a> web, sont avant tout un hobby, une sorte de pas de côté fruit d’une une démarche personnelle :</p>

<blockquote><p>« Je viens de l’Indiana, qui s’est toujours senti si plat et si ennuyeux. Quand j’ai commencé à faire le rendu 3D des données altimétriques pour cet État, l’histoire de cette terre a émergé. Les glaciers qui ont reculé dans la moitié nord, après la dernière période glaciaire, ont poli, taillé et façonné le terrain d’une façon tout à fait spectaculaire (…). De par cette capacité à collecter et à traiter la grande quantité d’informations librement disponibles, et d‘en faire de belles images, j‘avais comme une sensation de puissance. » — Scott Reinhard, sur le site Colossal</p></blockquote>

<p><img src="https://i.snap.as/9gcukax.jpg" alt="© Scott Reinhard"/></p>

<p><img src="https://i.snap.as/qmVI4w0.jpg" alt="© Scott Reinhard"/></p>

<p><img src="https://i.snap.as/rpOj1p3.jpg" alt="© Scott Reinhard"/></p>

<p>Le travail de Scott Reinhard sur ses composition hybrides, la transformation de données altimétriques en visuels, permettent au graphiste de raconter à chaque fois une histoire particulière, celle de lieux qu’il a « visités personnellement » ou dont il dit être « curieux de les connaître ». Si, pour reprendre l’expression d’Alfred <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Korzybski" rel="nofollow">Korzybski</a>, nous sommes d’accord que « la carte n’est pas le territoire », la carte est aussi dans le même temps une narration sur le territoire.</p>

<p>L’hybridation entre l’esthétique moderne des élévations 3D et la touche vintage apportée par la surimpression des cartes anciennes (la typographie et la signalétique employé, le tracé lui-même) contribuant à faire de la narration cartographique de Reinhard quelque chose qui est aussi esthétiquement surprenant et attrayant dans sa puissance d’évocation. Ce qui fait dire à <a href="https://kottke.org/19/01/historic-topographic-maps-pushed-into-3d" rel="nofollow">Jason Kottke</a>, observateur attentif des innovations graphiques et visuelles : « J’aimerais voir une version animée de ces montagnes s’élever de la platitude de la carte ».</p>

<p>Une esthétique qui fait aussi sens.</p>

<blockquote><p>« En visualisant à grande échelle l’histoire qui a façonné la composition d’un territoire, Reinhard est capable de saisir les tendances environnementales d’une manière plus située. Ces forces affectent la façon dont nous traversons nos environnements quotidiens, mais elles sont difficiles à appréhender sans prendre le temps de faire un “zoom arrière” ou de regarder d’en haut. » — Kate Sierzputowski, sur le site « Colossal »</p></blockquote>

<p>Scott Reinhard a été initié, d’après Kate Sierzputowski, aux méthodes et procédés qu’il utilise pour produire ses cartes hybrides par le travail du cartographe et historien Daniel Huffman qui lui aussi partage ses expérimentations et son savoire-faires, par exemple sur son site <a href="https://somethingaboutmaps.wordpress.com/" rel="nofollow">Something About Maps</a> et sur celui du projet <a href="http://www.projectlinework.org/" rel="nofollow">Linework</a>. Daniel Huffman propose ainsi ce qu’il nomme ses « petites choses réalisées sans autre motivations que l‘amour’ » : par exemple ses cartes réalisées avec une machine à écrire (à base de caractères ASCII)  ou ses agencements d’îles des Grands lacs.</p>

<p><img src="https://i.snap.as/Bbi6p0Q.jpg" alt="© Scott Reinhard"/></p>

<hr/>

<p>Références :</p>
<ul><li>Le <a href="https://scottreinhard.com" rel="nofollow">site personnel</a> de Scott Reinhard.</li>
<li>Le <a href="https://www.scottreinhardmaps.com/" rel="nofollow">boutique cartographique</a> de Scott Reinhard.</li>
<li>L’article de Kate <a href="https://www.thisiscolossal.com/2019/01/maps-by-scott-reinhard/" rel="nofollow">Sierzputowski</a>, sur le site Colossal.</li>
<li>Le billet de <a href="https://kottke.org/19/01/historic-topographic-maps-pushed-into-3d" rel="nofollow">Jason Kottke</a> sur son site.</li>
<li>Billet de <a href="https://seenthis.net/messages/752549" rel="nofollow">Mad Meg</a> sur Seenthis.</li></ul>

<hr/>

<p>Images : San Francisco, élévation 3D, bathymétrie et carte topographique de 1947.
Tags : <a href="https://aris.writeas.com/tag:cartographie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">cartographie</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:territoire" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">territoire</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:art" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">art</span></a>
Merci à <a href="https://seenthis.net/messages/752549" rel="nofollow">Mad Meg</a> pour cette trouvaille partagée sur Seenthis.</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://aris.writeas.com/cartographie-et-territoires-hybrides</guid>
      <pubDate>Wed, 20 Feb 2019 19:41:26 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Rendez-vous avec la Lune</title>
      <link>https://aris.writeas.com/rendez-vous-avec-la-lune?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[© Andrew McCarthy&#xA;&#xA;Cette image est l’œuvre de Andrew McCarthy, un astronome amateur de Sacramento (États-Unis). Elle a nécessité 50.000 clichés pris de nuit depuis son jardin, qui ont en suite été recombinés pour réaliser une photo unique en très haute résolution du satellite de la Terre.!--more--&#xA;&#xA;Pour la prise de vues, Andrew McCarthy a utilisé un télescope Orion XT10, monté sur un pied EQ6-R Pro, et un appareil numérique ASI224MC capable de capturer plusieurs dizaines, voir centaines, de clichés à la seconde. La capture a été pilotée à partir d’un ordinateur portable avec le logiciel spécialisé Firecapture (gratuit sous licence propriétaire).&#xA;&#xA;L’assemblage de l’image a en suite été réalisé avec Autostakkert un autre logiciel spécialisé (gratuit sous licence propriétaire), et Photoshop pour la retouche. La photo finale a une résolution de 81 mégapixels.&#xA;&#xA;Note — Pour celles et ceux qui voudraient de plus amples détails techniques et photographiques, des explications (en anglais) ont été données par un contributeur du fil de discussion Reddit de l’auteur.&#xA;&#xA;Le fichier en haute définition peut être librement téléchargé ici. Les activités d’Andrew McCarthy peuvent être suivis sur Instagram ou sur Reddit. Par ailleurs, des tirages encadrés de cette image sont en vente en ligne.&#xA;&#xA;Je trouve comme tout le monde le résultat étonnant et impressionnant. Mais je crois que ce qui me fascine le plus c’est d’imaginer la patience et la persévérance nécessaires pour apprendre en autodidacte la photo astronomique, puis encore la patience et la persévérance nécessaires pour réaliser une seule image.&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Image © Andrew McCarthy. Merci à Daniel Jay et Lopinel pour cette trouvaille et pour avoir eu la bonne idée de la partager sur Mastodon.&#xA;Tags : #photographie #espace &#xA;&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/Rl742oG.jpg" alt="© Andrew McCarthy"/></p>

<p>Cette image est l’œuvre de <strong>Andrew McCarthy</strong>, un astronome amateur de Sacramento (États-Unis). Elle a nécessité 50.000 clichés pris de nuit depuis son jardin, qui ont en suite été recombinés pour réaliser une photo unique en très haute résolution du satellite de la Terre.</p>

<p>Pour la prise de vues, Andrew McCarthy a utilisé un télescope <a href="https://laclefdesetoiles.com/dobson/788-dobson-orion-skyquest-xt10-intelliscope.html" rel="nofollow">Orion XT10</a>, monté sur un pied <a href="http://www.skywatcherusa.com/eq6-r-pro/" rel="nofollow">EQ6-R Pro</a>, et un appareil numérique <a href="https://astronomy-imaging-camera.com/product/asi224mc" rel="nofollow">ASI224MC</a> capable de capturer plusieurs dizaines, voir centaines, de clichés à la seconde. La capture a été pilotée à partir d’un ordinateur portable avec le logiciel spécialisé <a href="http://www.firecapture.de/" rel="nofollow">Firecapture</a> (gratuit sous licence propriétaire).</p>

<p>L’assemblage de l’image a en suite été réalisé avec <a href="https://www.autostakkert.com/" rel="nofollow">Autostakkert</a> un autre logiciel spécialisé (gratuit sous licence propriétaire), et Photoshop pour la retouche. La photo finale a une résolution de 81 mégapixels.</p>

<p>Note — <em>Pour celles et ceux qui voudraient de plus amples détails techniques et photographiques, des explications (en anglais) ont été données par un contributeur du <a href="https://old.reddit.com/r/space/comments/arer0k/i_took_nearly_50000_images_of_the_night_sky_to/egn6mbz/" rel="nofollow">fil de discussion Reddit</a> de l’auteur.</em></p>

<p>Le fichier en haute définition peut être librement téléchargé <a href="http://ioho.ca/mosaic.png" rel="nofollow">ici</a>. Les activités d’Andrew McCarthy peuvent être suivis sur <a href="https://www.instagram.com/cosmic_background/" rel="nofollow">Instagram</a> ou sur <a href="https://www.reddit.com/user/ajamesmccarthy" rel="nofollow">Reddit</a>. Par ailleurs, des tirages encadrés de cette image sont <a href="http://cosmic_background.imagekind.com/store/Images.aspx/09fc44eb-011d-428b-800a-0598d44d6ed1/Astrophotography" rel="nofollow">en vente</a> en ligne.</p>

<p>Je trouve comme tout le monde le résultat étonnant et impressionnant. Mais je crois que ce qui me fascine le plus c’est d’imaginer la patience et la persévérance nécessaires pour apprendre en autodidacte la photo astronomique, puis encore la patience et la persévérance nécessaires pour réaliser une seule image.</p>

<hr/>

<p>Image © Andrew McCarthy. Merci à <a href="https://mstdn.io/@breakthesystem" rel="nofollow">Daniel Jay</a> et <a href="https://mastodon.social/@Lopinel" rel="nofollow">Lopinel</a> pour cette trouvaille et pour avoir eu la bonne idée de la partager sur Mastodon.
Tags : <a href="https://aris.writeas.com/tag:photographie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">photographie</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:espace" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">espace</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://aris.writeas.com/rendez-vous-avec-la-lune</guid>
      <pubDate>Mon, 18 Feb 2019 15:09:29 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Héros de la typographie</title>
      <link>https://aris.writeas.com/heros-de-la-typographie?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[© Thorbjorn Kongshavn&#xA;&#xA;Thorbjørn Kongshavn est norvégien, il est le directeur de la création graphique de sa propre agence, Kongshavn Design, fondée en 2007. Il est aussi accessoirement illustrateur et typographe. En 2017 il a réalisé une série de six portraits de « Héros de la typographie ». Six hommes et six polices de caractères pour un hommage : Garamond, Baskerville, Bodoni, Berthold, Renner (Futura) et Gill.!--more--&#xA;&#xA;Chose étonnante, si l’on regarde d’un peu plus près, il s’avère que c’est en fait six fois le même personnage dont seuls changent la coiffure et quelques éléments vestimentaires. In fine c’est la typographie propre à chaque portrait (la police de caractères le plus connue de chacun), le « A » majuscule en second plan, le nom du personnage, l’alphabet complet et les chiffres disposés en dessous, qui composent véritablement l’identité particulière de chaque image et qui fait sens au niveau visuel.&#xA;&#xA;Belle réussite !&#xA;&#xA;© Thorbjorn Kongshavn&#xA;&#xA;© Thorbjorn Kongshavn&#xA;&#xA;© Thorbjorn Kongshavn&#xA;&#xA;© Thorbjorn Kongshavn&#xA;&#xA;© Thorbjorn Kongshavn&#xA;&#xA;© Thorbjorn Kongshavn&#xA;&#xA; &#xA;&#xA;Notabene — Au moment où j’écris ces lignes je me rend compte que ce travail de Thorbjørn Kongshavn, posté en mai 2017 sur le site de partage Behance, n’a été visité que 37 fois et n’a remporté que cinq « likes ». Quelle misère.&#xA;&#xA;Références :&#xA;&#xA;Kongshavn Design&#xA;Portfolio sur Behance&#xA;&#xA;  &#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Images : © Thorbjørn Kongshavn&#xA;Tags : #typographie, #graphisme, #illustration]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/3tOw3T7.jpg" alt="© Thorbjorn Kongshavn"/></p>

<p><a href="http://www.kongshavndesign.no/about-me" rel="nofollow">Thorbjørn Kongshavn</a> est norvégien, il est le directeur de la création graphique de sa propre agence, Kongshavn Design, fondée en 2007. Il est aussi accessoirement illustrateur et typographe. En 2017 il a réalisé une série de six portraits de « Héros de la typographie ». Six hommes et six polices de caractères pour un hommage : Garamond, Baskerville, Bodoni, Berthold, Renner (Futura) et Gill.</p>

<p>Chose étonnante, si l’on regarde d’un peu plus près, il s’avère que c’est en fait six fois <em>le même personnage</em> dont seuls changent la coiffure et quelques éléments vestimentaires. <em>In fine</em> c’est la typographie propre à chaque portrait (la police de caractères le plus connue de chacun), le « A » majuscule en second plan, le nom du personnage, l’alphabet complet et les chiffres disposés en dessous, qui composent véritablement l’identité particulière de chaque image et qui fait sens au niveau visuel.</p>

<p>Belle réussite !</p>

<p><img src="https://i.snap.as/G0niwzY.jpg" alt="© Thorbjorn Kongshavn"/></p>

<p><img src="https://i.snap.as/t1oRlt0.jpg" alt="© Thorbjorn Kongshavn"/></p>

<p><img src="https://i.snap.as/1YzHhO5.jpg" alt="© Thorbjorn Kongshavn"/></p>

<p><img src="https://i.snap.as/znocBaQ.jpg" alt="© Thorbjorn Kongshavn"/></p>

<p><img src="https://i.snap.as/GuSQJe5.jpg" alt="© Thorbjorn Kongshavn"/></p>

<p><img src="https://i.snap.as/HhxSGgT.jpg" alt="© Thorbjorn Kongshavn"/></p>

<p><strong>Notabene</strong> — Au moment où j’écris ces lignes je me rend compte que ce travail de Thorbjørn Kongshavn, posté en mai 2017 sur le site de partage Behance, n’a été visité que 37 fois et n’a remporté que cinq « likes ». Quelle misère.</p>

<p>Références :</p>
<ul><li><a href="http://www.kongshavndesign.no/" rel="nofollow">Kongshavn Design</a></li>
<li><a href="https://www.behance.net/gallery/52284543/Typeheroes-illustrations" rel="nofollow">Portfolio sur Behance</a>

<br/></li></ul>

<hr/>

<p>Images : © Thorbjørn Kongshavn
Tags : <a href="https://aris.writeas.com/tag:typographie" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">typographie</span></a>, <a href="https://aris.writeas.com/tag:graphisme" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">graphisme</span></a>, <a href="https://aris.writeas.com/tag:illustration" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">illustration</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://aris.writeas.com/heros-de-la-typographie</guid>
      <pubDate>Wed, 13 Feb 2019 16:15:27 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Le regard de la méduse</title>
      <link>https://aris.writeas.com/le-regard-de-la-meduse?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[&#xA;&#xA;L’excellent et incontournable journal en ligne Lundimatin publiait sous ce titre, la semaine passé, un court texte qui disserte sur la question : « S’extraire du dispositif panoptique de contrôle : impossible, irréalisable ? » Questionnement devenue effectivement essentiel à l’heure où la démocratie et la République semblent ne plus recouvrir qu’un idéal pénitentiaire.!--more--&#xA;&#xA;En trois parties (« Que signifie être vue ? », « La société panoptique » et « Se rendre invisibles ») le texte va bien au-delà de la lamentation effarouchée ou de la critique critiquante raisonnable, pour rappeler l’importance pour tout un chacun de se tenir dans l’angle mort du réel.&#xA;&#xA;  L’individualisation permet l’identification, le fichage. Aussi l’indistinction, le flou, la foule sont-ils autant d’obstacles pour le pouvoir qui cherche à les combattre par les différents dispositifs de surveillance qui nous isolent, nous individualisent : « La foule, masse compacte, lieu d’échanges multiples […] est abolie au profit d’une collection d’individus séparés. » Retrouver une forme d’anonymat est donc la condition première d’une possible expression de notre liberté et de nos identités multiples.&#xA;&#xA;A lire donc sur Lundimatin.&#xA;&#xA;----&#xA;&#xA;Image reprise de Lundimatin&#xA;Tags : #lecture #panoptique #anonymat]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://i.snap.as/Zen5Fs1.jpg" alt=""/></p>

<p>L’excellent et incontournable journal en ligne <a href="https://lundi.am/Le-regard-de-la-Meduse" rel="nofollow">Lundimatin</a> publiait sous ce titre, la semaine passé, un court texte qui disserte sur la question : « S’extraire du dispositif panoptique de contrôle : impossible, irréalisable ? » Questionnement devenue effectivement essentiel à l’heure où la démocratie et la République semblent ne plus recouvrir qu’un idéal pénitentiaire.</p>

<p>En trois parties (« Que signifie être vue ? », « La société panoptique » et « Se rendre invisibles ») le texte va bien au-delà de la lamentation effarouchée ou de la critique critiquante raisonnable, pour rappeler l’importance pour tout un chacun de se tenir dans l’angle mort du réel.</p>

<blockquote><p>L’individualisation permet l’identification, le fichage. Aussi l’indistinction, le flou, la foule sont-ils autant d’obstacles pour le pouvoir qui cherche à les combattre par les différents dispositifs de surveillance qui nous isolent, nous individualisent : « La foule, masse compacte, lieu d’échanges multiples […] est abolie au profit d’une collection d’individus séparés. » Retrouver une forme d’anonymat est donc la condition première d’une possible expression de notre liberté et de nos identités multiples.</p></blockquote>

<p>A lire donc sur <a href="https://lundi.am/Le-regard-de-la-Meduse" rel="nofollow">Lundimatin</a>.</p>

<hr/>

<p>Image reprise de Lundimatin
Tags : <a href="https://aris.writeas.com/tag:lecture" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">lecture</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:panoptique" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">panoptique</span></a> <a href="https://aris.writeas.com/tag:anonymat" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">anonymat</span></a></p>
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      <guid>https://aris.writeas.com/le-regard-de-la-meduse</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Jan 2019 11:00:41 +0000</pubDate>
    </item>
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